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Le Soleil de Colombie

Le Soleil de Colombie

Le Soleil de Vancouver, 1968-1973, weekly
Le Soleil de Colombie, 1974-1993, weekly
Le Soleil de Colombie-Britannique, 1993-1998, weekly

This newspaper, the name of which was changed three times, was the printed voice of the Francophone community throughout British Columbia. They highlight community news, as well as the development of Francophones in the province in the fields of culture, education, politics, the judiciary, language issues, and community organizations.

History

In 1968, during a radio interview in Vancouver, B.C., on CBUF-FM, André Piolat called for volunteers to establish a French-language newspaper in Vancouver. Counsellor Gougeons was willing to lend space in his office and a qualified person was ready to serve as editor.

A dozen volunteers gathered there, and with a few typewriters, produced a few issues of Le Soleil de Vancouver, the first appearing on April 26, 1968. Sadly, without notice, the editor returned to Quebec, but Counsellor Gougeons informed Jean Riou and the other volunteers that André Piolat was offering part of his office for the newspaper's activities. It was there that the newspaper was established as a limited company and continued printing.

Le Soleil de Vancouver was the city's first fully French-language newspaper. Its founder, André Piolat, was one of the great defenders of the French language in that British Columbia. He held about one third of the newspaper's shares, effectively holding its control. The original team included Jean Riou, soon joined by Mme Batut, the first employee, who retyped every article, as well as Jacques Baillaut, one of the first contributing authors. They ensured that the newspaper would survive for three decades.

At the beginning, Le Soleil was losing between $300-400 per month. It was thus a difficult start, and its very existence was seriously compromised when a fire gutted Piolat's and Le Soleil's offices. Piolat's business absorbed most of the newspaper's costs, including rent, phone, paper, stamps. Initially, no salaries were paid. But in time, and thanks to the energy and the generosity of a few Francophones, Le Soleil was able to publish for 30 years. Difficult financial obstacles almost closed it down several times, but Piolat's energy always brought it back to the surface. In order to highlight the paper's provincial mandate, Piolat rebaptized it Le Soleil de Colombie in 1974 and again Le Soleil de Colombie-Britannique in 1993.

Government assistance, via the Secretary of State, helped stabilize and indeed improve Le Soleil's situation. Having started with some 1,000 copies, it eventually moved up to almost 4,000 copies. Four employees eventually worked there full-time, albeit at very low salaries, and one young staffer was usually paid for by the Government of France. Le Soleil also benefitted from an agreement with Le Devoir and La Presse, from whom it could copy articles. It could also reproduced any article appearing in other Francophones weeklies in western Canada.

The staff had no travel budget, so they depended upon regional associations for local news feeds. However, Le Soleil had to deal with operating in a minority environment. Most of its output was distributed by mail. In order to benefit from lower postal costs, it could not exceed 20 pages per issue. Normally, revenues for weekly newspapers in a minority milieu would have come from Francophone businesses. However, given that there were few of these, Le Soleil had to depend on advertisements placed by various departments of the Federal government, which were bound by law to do so.

A monthly section for children was added in 1988. It was totally written by Jeanne Baillaut, wife of Jacques Baillaut, herself a beacon of la Francophonie in B.C. In 1998, funds finally ran out, and the newspaper was sold, and closed almost immediately. The last issue of Le Soleil de Colombie was published on April 24 1998, one year after the death of André Piolat.

Bibliography

Côté, Hugo. "L'Express sur la bonne voie". Web site FrancoPresse.ca Actualités francophones canadiennes, 22 Jan. 2002.

Modified text translated from: Lengyel, Catherine et Dominic Watson. La situation de la langue française en Colombie-Britannique. Conseil supérieur de la langue française, Gouvernement du Québec, 1983
http://www.cslf.gouv.qc.ca/bibliotheque-virtuelle/publication-html/?tx_i... (consulted 20 nov. 2017)

"André Piolat" article in: Morcos, Gamila. Dictionnaire des artistes et des auteurs francophones de l'Ouest canadien. University of Alberta, Faculté Saint-Jean, 1998
https://books.google.ca/books?id=Nj6UzViNikgC&pg=PA257&lpg=PA257&dq=%22s... (consulted 20 nov. 2017)

Riou, Jean, information received from; April 2018

Tronel, Claude. Blog: "Le Soleil de Colombie, mon far-ouest canadien", dans Vu de mon beffroi. s.d.
https://claudetronel.wordpress.com/1980/10/10/le-soleil-de-colombie-a-va... (consulted 20 nov. 2017)

LE SOLEIL DE VANCOUVER, 26 avril 1968 - 21 déc. 1973, hebdomadaire
LE SOLEIL DE COLOMBIE, 4 janv. 1974 - 20 avril 1993, hebdomadaire
LE SOLEIL DE COLOMBIE-BRITANNIQUE, 9 mai 1993 - 24 avril 1998, hebdomadaire

Ce journal, qui changea de nom trois fois, fut la voix de la communauté francophone en Colombie-Britannique. On y affichait les nouvelles communautaires, et on y soulignait les développements des Francophone dans la province dans les volets de la culture, l'éducation, la politique, le judiciaire, la langue, et le milieu associatif.

Histoire

En 1968, au cours d’un entretien sur les ondes de CBUF-FM, André Piolat lançait un appel pour des bénévoles afin de fonder un journal de langue française à Vancouver. Il faisait savoir que Maître Gougeons était prêt à prêter un espace dans ses bureaux pour accueillir les bénévoles et qu’il s'y trouvait une personne qualifiée pour servir de rédacteur au futur journal.

Une douzaine de bénévoles se sont retrouvés dans les bureaux en question et, grâce à quelques machines à écrire, ils ont réussi à produire quelques numéros du Soleil de Vancouver, le premier paraissant le 26 avril 1968. Malheureusement, sans préavis, le rédacteur est reparti au Québec. Maître Gougeons a fait savoir à Jean Riou et aux autres bénévoles qu'André Piolat était prêt à abriter le journal dans ses propres bureaux. Dans ce nouveau local, Le Soleil de Vancouver y fut fondé en 1968 sous la forme de compagnie limitée et continua à publier.

C'était le premier journal entièrement en français de la ville de Vancouver, en Colombie-Britannique. Le fondateur, André Piolat, fut l'un des grands défenseurs de la langue française dans cette province. Il détenait un peu plus du tiers des actions et retenait effectivement le contrôle du journal. Son équipe originale comprenait Jean Riou, et peu après, Mme Batut, première employée du Soleil, qui retapait tous les textes publiés dans Le Soleil et Jacques Baillaut, l’un des premiers contributeurs d’articles, qui assurèrent la survie du journal pendant trois décennies.

A ses débuts, Le Soleil de Vancouver perdait entre 300 $ et 400 $ par mois. Les débuts furent donc difficiles, et son existence même fut sérieusement menacée quand un incendie ravagea les locaux de la société d'André Piolat et du journal. L'entreprise de M. Piolat absorbait une grande partie des coûts du journal - loyer, téléphone, papeterie, timbres. Aucun salaire n'était versé. C'est grâce au temps, à l'énergie et même à l'argent d'un noyau de francophones que Le Soleil a pu continuer pendant 30 ans. Des difficultés financières ont émaillé son histoire et il faillit disparaître plusieurs fois. Cependant, la volonté de M. Piolat ramenait toujours Le Soleil à la surface. Afin de faire valoir la portée du journal à l'échelle provinciale, M. Piolat le rebaptisa Le Soleil de Colombie en 1974, et Le Soleil de Colombie-Britannique en 1993.

L'aide du gouvernement, par l'entremise du Secrétariat d'État, a contribué à stabiliser et même à améliorer la situation du Soleil. Ayant débuté avec un tirage de quelque 1 000 exemplaires, Le Soleil compta éventuellement presque 4 000 abonnés. Les entrées financières permirent à quatre employés d'y travailler à plein temps, bien que pour un salaire minime, et l'un d'eux était généralement un jeune coopérant, payé par le gouvernement français. Le Soleil bénéficiait également d'une entente avec Le Devoir et La Presse, pour l'utilisation de leurs articles, et il pouvait reproduire tout article des autres hebdomadaires francophones de l'Ouest.

Les journalistes ne disposaient d'aucun budget de déplacement, et se fiaient aux associations locales pour leur fournir des nouvelles des différentes régions. Le Soleil a dû s'adapter aux contraintes d'un environnement minoritaire. La presque totalité de la livraison du journal se faisait par la poste. Afin de bénéficier des tarifs peu élevés de livraison postale, le journal ne devait pas excéder 20 pages. Habituellement, la source de revenus d'un hebdomadaire en milieu minoritaire provient de commerçants francophones. Or, comme il y en avait peu en Colombie-Britannique, Le Soleil dépendait plutôt des annonces placées par différents ministères du gouvernement fédéral, tel que l'exigeait une directive fédérale.

Une section pour enfants, Rayon-Jeunesse, rédigée par Jeanne Baillaut, l'épouse de Jacques Baillaut et elle-même championne de la francophonie en C.-B., fut insérée mensuellement dans Le Soleil à compter de 1988.

En 1998, faute de fonds, le journal fut vendu, et fut fermé presqu'aussitôt. Le dernier numéro du Soleil de Colombie fut publié le 24 avril 1998, un an après le décès d'André Piolat.

Bibliographie

Côté, Hugo. "L'Express sur la bonne voie". Site web FrancoPresse.ca Actualités francophones canadiennes, le 22 janvier 2002.

Texte modifié de: Lengyel, Catherine et Dominic Watson. La situation de la langue française en Colombie-Britannique. Conseil supérieur de la langue française, Gouvernement du Québec, 1983
http://www.cslf.gouv.qc.ca/bibliotheque-virtuelle/publication-html/?tx_i... (consulté le 20 nov. 2017)

"André Piolat", dans Morcos, Gamila. Dictionnaire des artistes et des auteurs francophones de l'Ouest canadien. University of Alberta, Faculté Saint-Jean, 1998
https://books.google.ca/books?id=Nj6UzViNikgC&pg=PA257&lpg=PA257&dq=%22s... (consulté le 20 nov. 2017)

Riou, Jean, informations fournies par; avril 2018.

Tronel, Claude. blogue "Le Soleil de Colombie, mon far-ouest canadien", dans Vu de mon beffroi. s.d.
https://claudetronel.wordpress.com/1980/10/10/le-soleil-de-colombie-a-va... (consulté le 20 nov. 2017)